Je n'apprécie pas les surprises. Du moins, pas celles qui me sont préparées à la manière d'un piège où l'on scrute ma réaction dans le moindre détail, comme si cela pouvait renseigner sur mon moi. Je n'aime pas ce voyeurisme malsain. Par contre, l'émerveillement que je peux éprouver lors de l'inattendu est la plus belle chose. Le réel, on cherche à le prévoir, à l'anticiper. Et à chaque fois que nous nous trompons, il nous prend par surprise pour nous révéler quelque chose de lui-même. C'est la joie véritable.