Quels services pour les CHATONS ?

Framasoft a récemment lancé l'initiative de créer un collectif d'hébergeurs alternatifs, transparents, ouverts, neutres et solidaires. La charte est en cours d'élaboration et je me suis récemment intéressé à monter un liste de potentiels organisations qui pourraient y adhérer.

Mon premier jet donne, je pense, des informations intéressantes. On y voit que des services comme :

  • des pads (etherpad avec ou sans plugin my pad, pad markdown)
  • des instances owncloud
  • quelques gestionnaires de flux rss
  • du gestionnaire de version, notamment git avec gitlab
  • de l'hébergement d'images, de fichiers et de textes.
  • du courriel, hébergement de site web

Par contre, il y a des services qui manquent, je ne dis pas que c'est toujours simple mais c'est la bonne occasion de lancer des idées :

  • alternative aux CDN pour les fonts et bibliothèques web, et ce n'est peut être pas trivial.
  • peu d'hébergement de vidéo, alors que pour des gens en auto-hébergement, ça serait intéressant.
  • avoir l'équivalent d'un firefox hello (webrtc pour ne rien avoir à installer coté client) qui passe par le serveur de son choix.
  • des instances piwik pour faire des stats de site web
  • des instances de monitoring (ex munin), parce que c'est toujours mieux de découpler le serveur des noeuds et on peut aussi penser à de la domotique

Un rêve ultime serait d'avoir des services décentralisés. Par exemple, pour la vidéo, l'information pourrait être distribuées sur N noeuds d'un réseau de telle manière qu'il soit facile de rejoindre le mouvement, de diminuer le risque de perte d'information et de répartir la charge.

Contributions #2

Voici une brève d'un certain nombre de mes contributions de ces trois derniers mois. Le but est de montrer qu'il y a plein de choses à faire et que chaque petit pas contribue à faire avancer le Libre.

Associations

Je me suis lancé à donner un coup de main à framasoft et la quadrature.

  • Un relecture d'une page web sur les NAS pour le site controle-tes-donnees et j'ai par ailleurs démarré deux autres tickets, un premier pour parler de CHATONS (je propose un texte) et un second pour réfléchir au contenu des pages auto-hébergement. N'hésitez-pas à contribuer.
  • Chez framasoft, j'ai aidé à la révision de la charte et aussi et émis une idée. Cette structure est très intéressante et je vais continuer à m'investir pour favoriser l'émergence.
  • De plus, j'ai démarré une liste de potentiels chatons ce qui permettra de démarcher des structures existantes et aussi d'avoir une idée plus précise de ce à quoi ça peut ressembler.

Archlinux

  • J'ai créé un paquet archlinux pour trimage. Ce serait intéressant de retravailler un peu sur le code et passer à python 3. Les derniers commits datent de trois ans.

Scikit-image

Scikit-image est une bibliothèque Python pour le traitement d'images (scientifique), que j'utilise assez souvent. Il y avait longtemps que je n'avais pas contribué, alors je m'y remets.

  • Suite à une utilisation avec des choses qui ne me plaisaient pas, je me suis lancé dans la relecture du code des fonctions de transformée de Hough pour les lignes. Ca m'a pris pas mal de temps pour me rendre compte qu'une précision manquait dans la doc et qu'il y avait une erreur dans la signature d'une fonction cython. Je tente aussi de mettre en place une détection de pic subpixellaire, mais ce n'est pas gagné.
  • J'ai apporté une correction de bug à cause d'un morceau de code qui n'avait pas été testé dans toutes les combinaisons d'option possible. C'est une fonction portant sur la détection de pics locaux.

Python

  • Suite à une analyse de performance de code de feedparser, j'ai créé un petit patch dont une partie a été fusionné. J'espérais pouvoir gagner plus en me lançant dans cette analyse, mais l'étude fût instructive.
  • Suite à mes activités d'empaqueteur pour archlinux, j'ai ouvert un ticket chez pandas lié à numexpr. Je suis tombé sur un dev assez peu agréable et le ton est un peu monté. Face à ça, j'ai arrêté de commenter et il a corrigé le bug tout seul. Une remarque : ce n'est pas parce que le bug tracker enregistre plusieurs milliers de tickets qu'il faut expédier les nouveaux sans analyser finement ce qui se passe et prendre le temps de poser les questions. Sur le long terme, c'est contre-productif.

Divers

  • J'utilise Jirafeau comme hébergeur de fichier et j'ai créé un petit patch pour que le script bash renvoie tous les liens.
  • Pour bibtexbrowser, j'ai proposé que l'url de jquery soit une variable. Ainsi, on permet au websmaster de respecter la vie privée des utilisateurs en utilisant sa propre installation.
  • Un rapport de bug pour simple-scan dont la fenêtre d'enregistrement n'est pas très intuitive pour les personnes ne comprennant pas le sens d'une extension de fichier. Or, ce logiciel s'adresse à ce type de public.
Construire notre communication : blogs, planets, journaux...

A l'heure actuelle, j'écris sur ce blog, relayé par ces deux planets et parfois par le journal du hacker (jdh) pour lequel j'ai un peu contribué. Deux article récents, un premier par un contributeur du jdh et un second par un contributeur du planet-libre. pose des analyses quant à l'avenir des planets, ces sites relayant par le biais de flux rss, des articles de blog.

L'un des constats serait une baisse du nombres des blogs et des articles publiés, et donc de l'intérêt des planets. J'ai bien vu ces deux articles, et j'y avais donc réfléchi sans prendre la peine de l'écrire. Je le fais donc maintenant suite à une invitation indirecte.

Les blogs ont-ils un avenir ?

Sur l'intérêt des blogs, ça me semble essentiel. C'est ce qui fait partie de la culture Hacker, avec les wikis pour documenter ce que l'on fait. En deux mots, le terme Hacker recouvre ici toute personne ayant une activité de détournement d'objet afin de résoudre des problèmes pour lesquels ils ne sont pas destinés ainsi que la construction de l'informatique avec l'esprit du logiciel libre. Sans prétention aucune, c'est pour cela que j'ai les deux formes (blog.sciunto.org et share.sciunto.org). Le blog est en français (pour l'instant), le wiki en anglais. Ces deux formes sont complémentaires, l'un formant un carnet de bord, l'autre une documentation plus pérenne.

 L'intérêt des planets

L'intérêt d'un planet est de mettre en valeur les activités des acteurs d'un domaine. Le fait qu'il y ait plusieurs planets n'est donc que la conséquence de l'existence de divers groupes qui se chevauchent. Il reste selon moi un formidable tremplin pour communiquer. La duplication des articles pour certains lecteurs n'est selon moi pas un problème majeur. Je peux très bien suivre le planet-python mais pas le planet-debian et pour autant être intéressé par un article python appliqué à debian.

 Le relais ou la communication par les réseaux sociaux

Je ne suis pas adepte des réseaux sociaux. Les modèles de type facebook enferment les données et espionnent les activités. Je n'ai aucune idée de ce qui peut se dire sur ces réseaux. Le modèle me semble contraire à mon éthique, je n'y vais donc pas. Les modèles de type twitter sont ouverts, mais ont un ratio signal/bruit très souvent faible. De plus, mon observation me pousse à conclure que cette outil donne une illusion de visibilité : un buzz chez les convaincus, mais invisible au delà..

Le journal du hacker

Le modèle du jdh a des intérêts mais aussi des défauts selon moi. Déjà, je tiens à saluer l'initiative parce que c'est une belle façon de partager de l'information avec un outil intéressant. Par contre, je déplore la ligne éditoriale.

Trop d'articles bas de gamme sont relayés, notamment avec des sites professionnels qui ont pignon sur le web, dont les articles sont en carton : du journalisme classique se contentant de relayer de l'information avec de l'enrobage, des titres accrocheurs et une réflexion au degré zéro de la pensée.

L'autre problème est qu'il n'y a que quelques contributeurs qui publient beaucoup. La diversité n'est pas au rendez-vous et en postant des liens à tour de bras, on n'a pas une sélection d'articles qui ont ce quelque chose qui les rendent uniques. En effet, à chaque lien posté, il n'y a que rarement une justification de l'intérêt du lien. Les discussions sont par ailleurs quasi inexistantes contrairement à hacker news dont le jdh est un clone francophone libre. Donc, le jdh devient un planet bis avec, en plus, des articles moins intéressants à mes yeux. J'en suis venu à filtrer les noms de domaines pour faire une pré-sélection drastique.

Enfin, dernier point, dans jdh (journal du hacker), il y a hacker, et je vois trop peu de choses sur la bidouille d'objets physiques (contrairement à Hackaday), ce qui est bien dommage.

Vers un idéal ?

Hackaday représente selon moi un modèle de ligne éditoriale et s'il y avait quelque chose à reprendre, ce serait bien cette forme là, mais avec une meilleure répartition entre "software" et "hardware". Ils sont d'avantage dans un modèle où ce sont des lecteurs ou des rédacteurs qui viennent proposer leurs articles en plus de la veille de leurs contributeurs. Si une page est intéressante, un petit laïus avec éventuellement une photo ou vidéo est rédigé, avec parfois des liens vers des articles antérieurs publiés sur hackaday. A ma connaissance, ceci n'existe pas en français et il est évident que ça demanderait de l'énergie à construire une solution similaire.

Grammalecte : sortie du greffon pour firefox

Au printemps dernier avait été lancé une campagne de financement pour grammalecte, un correcteur grammatical et typographique dont la teneur est expliquée notamment sur linuxfr. Il y a quelques mois, je rapportais des nouvelles de l'avancement du logiciel dans cet article afin d'utiliser le correcteur grammatical en ligne de commande.

Désormais, le greffon pour firefox est disponible et voici l'annonce. Plus aucune excuse pour faire des fautes sur le web !

La brique internet : contourner son FAI par un VPN ou tor

Je viens de lire le billet de aeris concernant la fabrication d'une torbox. Il me semble que la brique internet conçue par des contributeurs de FFDN et yunohost est trop méconnue. Courte présentation.

La brique internet consiste en un ordinateur à faible consommation possédant une carte ethernet et une antenne wifi. Le principe est de connecter cette brique au modem-routeur et d'émettre un wifi qui redirige la communication sur un VPN. Ainsi, le FAI ne voit que des communications chiffrées avec un VPN.

Quelques cas d'utilisations :

  • Chez soi, on a un réseau wifi propre sans configuration VPN des clients.
  • Cette brique peut être intéressante pour l'autohébergement car elle permet de disposer d'une IP fixe du VPN et de ne pas avoir à se préoccuper d'un FAI ne fournissant pas d'IP fixe ou bloquant des ports.
  • En déplacement chez des amis, on a son propre accès internet.
  • Avoir un accès tor en plus de l'accès VPN sur un réseau wifi séparé
  • Mettre en place un espace de partage (piratebox)
  • Faire tourner quelques services (mais pas trop gourmand en ressources) comme du RSS, filtrage email, petit site web.

Le coût total est de 80€, mais on peut l'obtenir pour env. 60€ si on passe par FFDN. Pour l'installation, il suffit de suivi cette documentation Yunohost très didactique. Pour une présentation plus exhaustive (au moment où la réalisation était encore en cours), voici une conférence à PSES2015.

Faire une nappe laser à partir d'un pointeur

Un petit billet pour vous parler d'un nouvel article sur le wiki http://share.sciunto.org qui porte sur la fabrication d'une nappe laser pour pas cher.

Le principe est simple, on utilise un tube capillaire que l'on va remplir avec du glycérol et qui sera bouché par de la colle epoxy. Ici, le glycérol permet de faire correspondre les indices du liquide et du verre pour éviter de la réfraction dans le capillaire. Après un peu d'alignement entre la laser et la lentille cylindrique maison, on obtient une jolie nappe qui nous permet de visualiser dans l'exemple présenté, l'interface d'un liquide.

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Faille de sécurité pour gitlab. Correction le 2 mai

Gitlab a annoncé l'existence d'une faille de sécurité CVE-2016-4340. On ne connait pas encore les détails de cette dernière. D'après hacker news, de nombreuses versions sont affectées :

  • 8.7.0
  • 8.6.0 à 8.6.7
  • 8.5.0 à 8.5.11
  • 8.4.0 à 8.4.9
  • 8.3.0 à 8.3.8
  • 8.2.0 à 8.2.4

Gitlab annonce un correctif le 2 mai, publié à 23:59 GMT.

L'annonce à l'avance de la faille fait craindre une monté en privilège assez facile de la part d'un attaquant. Sur les commentaires de hacker news, il est indiqué qu'une analyse post-mortem sera effectuée.

En attendant, j'ai choisi de stopper mon instance gitlab avant la publication du correctif, afin d'avoir le temps de l'appliquer sereinement.

Ressources sur le libre

Voici une liste de ressources pour se tenir informer, se sensibiliser ou encore agir sur les thématiques du logiciel libre et de la neutralité de l'internet.

Actualités

 Conférences

 Sites de sensibilisation

Sites d'activité citoyenne

Miscellanées

Autres ?

Si vous avez des suggestions, ne pas hésiter à me les envoyer par courriel.

NAS : choix des composants

Dans ce billet, j'établis mon choix pour le montage d'un NAS.

Mon état des lieux est le suivant. J'ai plus de 8To de données personnelles et professionnelles qui sont actuellement sur des disques durs usb. Il devient compliqué de brancher et débrancher, de manipuler sans laisser tomber, de savoir quoi est sur qui.

La sauvegarde est un enfer : sauvegarde de machines sur des disques, de machines sur des machines, de disques sur des disques, etc. J'ai toutes les chances de rater un étape. L'idée est donc de rationnaliser tout ça :

  • Une machine qui héberge données et sauvegarde des desktops/serveurs.
  • Une autre machine qui sauvegarde les données critiques du NAS.

Avantages/inconvénients d'un NAS

Avantages

  • Espace de stockage continu plutôt que N disques distincts
  • Espace disponible sur le réseau (communication avec plusieurs machines, montage NFS...)
  • Facilite grandement la sauvegarde régulière
  • Résilient à des pannes disques (ça dépend du RAID choisi, mais je m'intéresse à un système résilient)

Inconvénients

  • Si un nombre critique de disques flanche ou un autre problème apparait (erreur de manipulation, matériel défaillant causant une perte majeure des disques), on perd tout.
  • Machine supplémentaire donc coût supplémentaire comparé à un boitier de disque externe.
  • Les disques de parité sont de la mémoire morte, c'est-à-dire de l'espace non visible par l'utilisateur.
  • Un système RAID n'est pas une sauvegarde, il faudra donc sauvegarder.

Choix technologiques

  • De la redondance de données pour être résilient aux pannes disques.
  • Système de fichiers ZFS qui est éprouvé pour ce genre d'usage (en attendant que btrfs soit mature).

Par conséquent, on s'oriente vers un RAIDz1, 2 ou 3, c'est-à-dire 1, 2 ou 3 disques de redondance. A l'heure actuelle, il semble que RAIDZ1 soit déconseillé. L'argument est le suivant. Les disques sont de plus en plus gros. Par conséquent, si un disque est en panne, il est nécessaire de le remplacer pour reconstruire le pool. La charge appliquées sur les disques est d'autant plus grande que chaque disque est volumineux. Il y a donc un risque (non négligeable ?) qu'un second disque casse à ce moment là. RAIDZ3 demande beaucoup d'investissement. J'opte donc pour RAIDZ2. Le nombre minimal de disques est de 4 et il est conseillé d'avoir un nombre pair.

Les NAS commerciaux

On va voir que notre machine sans disque présentée ci-dessous peut recevoir jusqu'à 12 disques. Bien plus qu'il nous en faut. Les NAS commerciaux de 2 ou 4 disques sont courants. Si on se base sur des marques bien connues comme synology, il faut compter

  • 2 baies 300-350€
  • 4 baies 450€
  • 5 baies 600-700€
  • 6 baies 700-800€
  • 12 baies à 1300€.

C'est un prix typique plutôt minimaliste, on peut sans problème trouver bien plus cher. Je n'ai pas vu de synology à 6 baies.

D'un point de vue rentabilité, un 4 baies est juste pour un RAID6 (=RAIDZ2 pour ZFS), car seule la moitié de l'espace acheté sera disponible. Le 5 baies étant le plus proche, je vais comparer avec le DS1515 :

  • quad core 1.4 GHz
  • 2 Go RAM
  • disques EXT4 hot swappable
  • Extension possible à 15 disques, mais avec un module coutant 450€ / 5 disques supplémentaires
  • Ajout d'un disque SSD possible (Les tests de performance présentés sur le site utilisent un SSD)

L'avantage d'un tel NAS est le coté clef en main du produit (d'après ce que je lis). Par contre, les inconvénients que je vois :

  • peu d'évolutivité en nombre de disques ou chère
  • logiciel propriétaire
  • pour un RAID6, je n'ai que 5-2 = 3 fois la taille d'un disque disponible. La sacrifice est important.
  • le 8 baies est bien plus cher

Pour un prix légèrement inférieur, ma proposition ci-dessous me donne

  • quad core 2.4 GHz
  • 16Go RAM ECC
  • disques en ZFS (ou autre chose)
  • Avec le boitier, on peut y mettre jusqu'à 8 disques facilement, 10 sans trop de difficulté.

Pour l'évolutivité :

  • Possibilité d'ajouter deux disques SSD pour améliorer les performances si le besoin sans fait sentir (pour NFS ?).
  • Possibilité de monter jusqu'à 64 Go de RAM (je reviendrai là dessus).
  • Possibilité d'ajouter de la ventilation.
  • Possibilité d'en faire autre chose qu'un NAS si les besoins devaient évoluer brutalement.

Le choix

Pour le matériel, et notamment la partie critique (carte mère, mémoire, etc), je conseille LDLC car ils ont un excellent support téléphonique (déjà testé), une bonne politique de retour, un site bien fait et une livraison gratuite dans des points relais. Les choix ne sont pas neufs en soi. Je me suis largement inspiré des conseils donnés sur le forum de freenas et quelques blogs.

Le système d'exploitation

BSD gère nativement ZFS, mais ça reste possible avec debian. Néanmoins, j'ai une confiance plus grande sur un support natif, je m'oriente donc vers FreeNAS pour la distribution. La documentation de FreeNAS est exhaustive, le forum est très actif et possède beaucoup de contenu.

UPS

Le nombre de disques durs peut être important. Je veux que ça tienne un minimum et avoir le temps d'éteindre proprement. De plus, les capacités des batteries peuvent diminuer au cours du temps, il faut prendre ce paramètre en compte.

Carte mère

Les critères que j'ai retenu :

  • le nombre de port SATA
  • la capacité en mémoire vive (FreeNAS en consomme beaucoup et de manière générale, c'est plutôt bien de ne pas en manquer)
  • le réveil par réseau (Wake On LAN)
  • la consommation énergétique (inférieure à 50W)

ASRock fabrique de très belles cartes mères pour les serveurs. Mon choix s'est porté sur une version 4 coeurs. En 8 coeurs, la différence de prix est selon moi trop importante pour une utilité relative sur un NAS. Le petit plus que j'apprécie : le CPU est livré avec la carte mère, pas besoin d'aller jouer avec la pâte thermique.

Version Quad core

Caractéristiques :

  • mini itx
  • Intel Avoton C2550 Quad Core 2.4GHZ featuring 14W TDP
  • 16 Go par slot, 64 max, 4 slots
  • 12 SATA (4 SATA2, 8 SATA3)
  • Support de l'IPMI
  • 3 ports USB (dont un pour l'UPS, et un pour l'OS)

Version Octa core

Les autres caractéristiques sont identiques à ci-dessus.

RAM ECC

Il est important d'utiliser des mémoires ECC. C'est recommander par freenas pour éviter les corruptions de données.

8Go est le minimum pour FreeNAS, 16Go devrait être à peu près confortable avec la possibilité de passer à 32Go. Les mémoires de 16Go sont un peu trop couteuses ici. Notre système se limitera donc à 32Go pour des raisons de coûts.

Chassis

Critères :

  • de l'espace, pour faire circuler l'air et pour faciliter l'installation.
  • un grand nombre d'emplacements pour disques 3.5"
  • de la ventillation et des filtres pour la poussière
  • des cables bien rangés
  • compatible carte mini itx

Mon choix :

Caractéristiques :

  • alim ATX/EPS
  • 2 SSD (à placer sur le coté)
  • 8 disques 3.5" ou 2.5"
  • 2 espaces pour lecteurs optiques dans lesquels il serait possible de mettre deux racks pour disques durs 3.5" ou 2.5"
  • 2 ventilateurs 140mm fournis
  • un grand nombre de réceptacles pour des ventilateurs supplémentaires

 Alim

Il faut donc choisir une alimentation ATX/EPS. Toujours prendre de la qualité pour éviter de sentir un jour le plastique brûlé.

  • FSP AURUM S400 400W 80PLUS Gold 60€ (LDLC)
  • Enermax Revolution XT ERX430AWT 80PLUS Gold 75€ (LDLC)

USB

  • SanDisk Cruzer Fit 16 Go 6€

Avantages :

  • petit prix
  • deux fois l'espace nécessaire à freenas
  • 5 mm de longueur. Elle s'oublira à l'arrière de la machine.

Disques

Je privilégie :

  • des disques de récupération (en bon état tout de même)
  • des disques à faible vitesse (5400 tours/min) car ils chauffent moins
  • des disques WD red, j'en ai une très bonne expérience

A noter que la taille totale disponible dépend de la taille du plus petit disque. Il faut aussi réfléchir aux besoins futurs avec les remarques suivantes :

  • On ne pourra pas ajouter de disques. Il n'est pas raisonnable de mettre deux vdev, et il est impossible d'étendre un vdev.
  • Quel coût existera-t-il si on veut augmenter la taille de chaque disque ? Quel gain ? Faut-il le faire maintenant ou plus tard (évolution des prix, existant).

Ces choix sont à faire au cas par cas. A noter aussi qu'il est déconseillé d'acheter tous les disques de même modèle, en même temps, chez le même fournisseur. La probabilité qu'ils tombent en panne simultanément est plus grande.

Connectique

  • La carte mère est venue avec 6 cables SATA. A compléter si on veut passer à 8.
  • L'alimentation possède un nombre limité de connecteur d'alim SATA (5). Il faut donc soit mettre des dédoubleurs sur des fiches molex (que l'on utilise pas), soit des extensions de fiche SATA.

SSD

Il n'est pas encore clair qu'un disque SSD apporte des améliorations pour mon utilisation (cf reddit ou Introduction to vdev, zpool, ZIL, L2ARC). Le point sensible est ici la partie NFS qui peut avoir besoin d'un cache pour être plus rapide. De même que pour les NAS assemblés, c'est optionnel et souvent laissé au regard de l'utilisateur. La documentation de freenas indique qu'il faut privilégier la RAM en premier.

Liens intéressants

Webmasters, installez vos libs pour respecter vos utilisateurs

C'est un fait désormais bien établi, les services pour webmasters permettent de suivre le déplacement des utilisateurs sur le web. A titre d'exemple, on trouve google analytics ou les bibliothèques (javascripts, fonts) hébergées notamment par google. A titre d'exemple, une liste est disponible sur developers.google.com.

Installer ces libraries sur son serveur est en réalité très simple. Prenons l'exemple de jquery et mathjax sur apache. Pour ceux qui ne sont pas familier, mathjax permet d'afficher des équations sur son site web ou dans Jupyter. Dans le cas de l'hébergement de fichiers privés, l'intérêt apparaît clairement. Les équations étant envoyées vers le service de mathjax (si vous l'utilisez directement), celui-ci connait l'intégralité des équations de votre document.

On commence par installer jquery et mathjax

sudo apt install libjs-jquery
sudo apt install libjs-mathjax fonts-mathjax-extras

On crée un virtual host pour apache dans sites-available

<VirtualHost *:80>

ServerName mylibs.mydomain.tld
ServerAdmin webmaster@sciunto.org
ServerAlias mylibs.mydomain.tld
Alias /mathjax/ /usr/share/javascript/mathjax/
Alias /jquery/ /usr/share/javascript/jquery/

ErrorLog ${APACHE_LOG_DIR}/mylibs.mydomain.tld-error.log
CustomLog ${APACHE_LOG_DIR}/mylibs.mydomain.tld-access.log combined

</VirtualHost>

Il est ensuite souhaitable de dupliquer cette configuration en https, ou de n'utiliser que https. letsencrypt permettra d'avoir un certificat pour ça.

Maintenant, dans le code du site web, on peut remplacer l'appel de mathjax (par exemple)

  src="https://cdn.mathjax.org/mathjax/latest/MathJax.js?config=TeX-MML-AM_CHTML"

par

  src="//mylibs.mydomain.tld/mathjax/MathJax.js?config=TeX-AMS-MML_HTMLorMML"

pour le cas d'un appel http ou https ou

  src="https://mylibs.mydomain.tld/mathjax/MathJax.js?config=TeX-AMS-MML_HTMLorMML"

pour un appel en https seulement.

En rédigeant ce billet, je me dis que des hébergeurs comme les CHATONS pourrait aussi proposer ce type de services pour les personnes n'ayant pas la possibilité d'héberger ces bibliothèques.

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